Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 14:08

 

 

 

C'est avec une joie non dissimulée que je vous présente en ce jour de l'an de grâce 2011: 

 

La parution de mon premier roman:

ROYAUMINE OU L’HERBE JE-VEUX

 

aux éditions "Mon Petit Éditeur", cliquez ici:

 

http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748370003

 

couv Royaumine 19mm[5] 


 MERCI A TOUS CEUX QUI ONT PARTICIPÉ à CETTE AVENTURE MAGNIFIQUE, et spécifiquement:  

Mon père et ma mère, qui ont offert à mon enfance le terreau inspirateur! 

Philippe Blondiaux, mon compagnon de tous les instants et talentueux Chef Pâtissier du bonheur! www.blondiaux.ch

Mario Oppizzi, mon père, qui a lu le manuscrit et a cru en moi durant toute l'aventure! 

Davide Oppizzi, mon frère, designer, qui a créé l'illustration de couverture ainsi que la carte géographique (à l'intérieur) de "Royaumine ou l'herbe je-veux", et bien d’autres supports encore! www.dcube.ch 

À toute l'équipe de "Mon Petit Éditeur" pour leur gentillesse et professionnalisme!


 

ET MERCI À VOUS, chers lecteurs et chères lectrices:

Je chiffonne des mots sur du papier depuis l'âge de 12 ans. Quand j'ai pris la décision d'écrire un roman, c'était pour partager.

Partager un peu de moi avec un peu de vous, car c'est maintenant que l'aventure commence! MERCI

 

 

POUR LES COMMANDES:

VIA INTERNET:

Vous pouvez commander le livre sur le site Internet de Mon Petit Éditeur sur le lien ci-dessus. Dans quelques semaines, il sera disponible sur les sites Internet de la FNAC (www.fnac.com) et d'AMAZON (www.amazon.com). Je vous en informerai. 

 

EN LIBRAIRIE: 

Pour la France: se référer à la liste des librairies partenaires sur le site Internet de MPE: link

Pour la Suisse: dans quelques semaines, vous serez informés (ici) sur les librairies partenaires. 

 

Écrivez-nous pour toute question supplémentaire (sous contact en haut à droite)

 

MERCI et à tout bientôt pour de nouvelles aventures!!

 

L'auteure

Rosita Oppizzi

 

 

BANNER version finale 26-10-2011-copie-2

 

 

Par ROYAUMINE®
Ecris ton petit mot - Lis tous les petits mots
Dimanche 25 septembre 2011 7 25 /09 /Sep /2011 15:52

 

ROYAUMINE

ou

l'herbe je-veux

 

 

 

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La fratrie (dans les Alpes)

  

 

Cher toi (masculin et féminin),

D’abord : tu cesses de gigoter dans tous les sens. Tu te concentres. Tu inspires et expires l-e-n-t-e-m-e-n-t.

Juste pour le plaisir de profiter des prochaines lignes en profondeur. Sinon, ça vaut pas la peine.

Prêt (masculin et féminin)?

Je débute : je sais...je t’ai dit il y a quelques semaines, de manière très solennelle, que c’était le dernier extrait que je partageais avec toi avant la sortie du roman.

Mais la sortie du roman, c’est loin... et les esprits créatifs ont ce petit quelque chose d’égocentrique, voire de narcissique. Je n’y échappe point, je l’avoue.

 

 

Tu sais, ma lectrice (femme et homme), tu ne peux rien me cacher : j’ai constaté que tu préfères les extraits avec l’héroïne des temps modernes plutôt que ceux avec la princesse dans le conte. Serait-à dire que tu préfères les choses rudes de la vie actuelle à la légèreté (apparente) d’un conte ? 

 

N’éprouves-tu donc pas l’envie de te replonger dans ton enfance, là, juste le temps d’un slow –read ? Essaie juste.... et écoute...

 

L’auteure

 

---------------

 

(...) 

Devant les longues ondulations causées par l’érosion apparaissant par endroits à la surface, les larmes humidifient les yeux de Dynamito. Étrangement, ce paysage apaise la fratrie qui écoute le silence de la nature.

 

— C’est quoi les Alpes ? demande Royaumine en cassant la quiétude. 

 

— Dynamito, sans vouloir aucunement t’offenser, il est temps de pauser et nous sustenter. Les pieds de notre sœur naviguent dans l’eau et il serait malaisé de la ramener malade au château. Qu’en penses-tu ? Suggère Léonino dans une candeur extrême, pour prévenir une réaction impulsive de son frère.

 

Le cerveau de la course garde raison et acquiesce à la requête de son acolyte. Le creux d’un rocher façonnant une cavité sèche les accueille. Dynamito, roi de l’anticipation, sort de sa besace du saucisson, du pain et des biscuits. Il avoue les avoir volés durant la nuit afin d’être sûr qu’on ne lui poserait pas de questions ce matin tôt. Les trois complices éclatent de rire en imaginant Chef Cavici s’insurger contre les cambriolages internes.

 

Royaumine, frigorifiée, reçoit les faveurs des garçons : la pèlerine de Dynamito, les chaussettes de Léonino. La brume s’ennuyait et voilà que l’accompagne une fine pluie qui dégouline dans leurs cous fatigués.

Dynamito, la bouche pleine, compense la fatigue par la nécessité d’une escarmouche. Il se lève, secoue la boussole, l’accuse des maux de la journée, et s’emporte contre son frère. Ce dernier demeure placide et propose une interprétation qui fera bondir le seigneur : tout incident sur terre contient une justification systématique, ce qui prouve qu’ils sont égarés dans un but précis.

 

Toi, tu crois que chaque chose dans l’univers trouve une démonstration rationnelle. Tu es un intellectuel, c’est parfait, et je t’admire pour tes mots érudits. Mais les philosophes n’ont pas régné sur les mondes ! Tu es l’héritier de la couronne, et tant mieux, même si tu ne manies ni glaive ni ne montes à cheval, et par-dessus tout, tu es incapable de donner un traître ordre à une fourmi !

 

Mon choix ne s’est pas porté sur les rênes de la monarchie et je privilégierais le professorat dans l’illustre université du Royaume des Arbres Éternels.

 

Le ciel se couvre et s’énerve, déverse des torrents de larmes, mais les deux frères, imperturbables dans la concurrence, propulsent leurs projectiles verbaux. À qui octroie-t-on les privilèges les plus princiers, à qui autorise-t-on de lire avant le coucher, qui mange les petits plats délicats lorsque la fièvre le berne, qui revêt des habits neufs, qui punit-on moins quand il brave la nature, qui saute le dîner parce qu’il étudie.

La joute oratoire se prolonge tandis que Royaumine, grippée entre les deux, les fesses sur un caillou pointu, dodeline tantôt vers l’un, tantôt vers l’autre, sans parvenir à prendre partie. Tous deux l’attendrissent, et tous deux l’excèdent.

 

— Et qu’est-ce que c’est «intellectuel » ? crie-t-elle la bouche chargée de biscuits de Chef Fernand, en postillonnant les miettes dans le vent.

 

Dans un cahot de stupéfaction, Léonino et Dynamito réalisent la présence de leur sœur. (...)

 

 

 

 

 

Royaumine® ou l’herbe je-veux est une œuvre intégrale protégée par le droit d’auteur. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l'auteure ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. Royaumine® est une marque protégée.  

 

 

 

Par ROYAUMINE®
Lis tous les petits mots
Mercredi 31 août 2011 3 31 /08 /Août /2011 11:24

Il était une fois…

ROYAUMINE

ou

l'herbe je-veux 

 

 

Cher Toi, Chère Toi, 

 

C'était il y a exactement trois ans, jour pour jour, le 31 août 2008.

 

Mon auteure préférée cogitait depuis des mois sur le sujet de son premier livre. Tous les thèmes qui lui venaient à l'esprit étaient fades et stériles. Têtue comme moi, elle s'était mise en tête qu’elle commencerait l'écriture de son livre pile-poil le premier septembre 2008. Comme si ce genre de choses se commandait au ciel...

 

Tout l'été, son esprit vagabonda d'une histoire à une autre, mais aucune d'elle ne retenait vraiment le coeur de notre écrivaine en herbe. Une seule obsession : « le premier septembre, je commence mon livre ».

 

Fatalement, le 31 août pointa du bout du ciel. C’était un dimanche. Exceptionnellement, mon auteure ne spéculait point sur la potentielle défaite de débuter le roman le lendemain. Elle occupa sa soirée à nettoyer la maison, à l’embellir, et vers 23h, elle s’assit sur la terrasse à contempler la grandiose vue sur les vignes, le lac et les Alpes.

Dans le silence de la nuit, plus rien ne bougeait non plus dans son cerveau. Chômage des neurones, grève des circuits cérébraux.

 

« Tant pis, je ne commencerai pas mon livre demain », s’était-elle résignée pendant deux secondes et demie.

 

Résignée, elle ? JAMAIS !!!!

 

Et c’est là que le miracle survint, à 23h55 exactement : comme la foudre, une comète s’abattit sur son crâne et lui enfonça en une fraction de seconde le titre et le sous-titre du livre : « Royaumine ou l’herbe je-veux ». Dans les cinq minutes avant minuit, elle reçut toutes les informations sur le fil rouge du conte fantastique qu’elle aurait écrit !

 

Transportée dans une euphorie solaire, mon auteure ne put trouver le sommeil.

 

Le lendemain, elle prit la plume.

 

 

J’étais née.

 

 

À tout bientôt pour les prochaines aventures de ma publication, automne 2011 ! Soyez au Rendez-vous !

 

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Votre Royaumine des collines, du Royaume des Fleurs 

Par ROYAUMINE®
Lis tous les petits mots
Samedi 20 août 2011 6 20 /08 /Août /2011 09:30

 

 

 


Il était une fois…

ROYAUMINE

ou

l'herbe je-veux 


 

La parution

 

 

Cher Toi, Chère Toi,

Ce n’est pas sans un certain petit frisson de plaisir que je reviens vers toi aujourd'hui.

Loin de moi l’idée de vouloir te quitter ou  ne donner aucune nouvelle. D’ailleurs, la nouvelle ci-dessous est déjà parue sur le profil Facebook « Royaumine ou l’herbe je-veux ».

Il se trouve que notre princesse a trouvé une maison d’édition prête à offrir au monde ses aventures !

Le roman sera publié cet automne.

Aussitôt que j’ai des nouvelles plus précises, je t’en fais part.

Dans cette attente, je te joins un dernier petit extrait :

L’acte créateur 

Ressens les mots dans le mouvement du slow-read…

 

L’auteure

 

(…)

 

Timidement, je rends visite à mes personnages. Les apprivoiser. Ma présence les accompagne de longues heures durant. Je ris. Je cogite. Je tortille les mots, les phrases. J’efface, je recommence, je m’énerve, je doute. Je lime la syntaxe, polis le vocabulaire, rabote le style. Puis j’attends. Je relis, en alerte. Si la page frise la perfection, je la promeus d’un titre honorifique secret. Si elle ment, j’empoigne ses fidèles, les combats comme le mousquetaire dont l’épée fend les airs à l’assaut d’un ennemi imaginaire. Le tamiseur de mon œil corrosif n’épargne aucune lettre.

 

Je suis ma pire juge.

 

Quand les consonnes se rebellent et m’éclaboussent, je me calme. Je les examine, elles m’attendrissent. Je les couve sous mes mains embaumées à l’eau de rose. Elles m’aiment à nouveau. Elles folâtrent sous les doigts, sur les pensées. Comme une mère éblouie par ses enfants qu’elle regarde grandir. Mes garçons. Nouveau pincement. Il faudra bien que je m’y attèle. Leur tendre la perche vers mon cœur. Je suis en chemin.

Un jour, je serai prête, là, dans le terreau de mon corps. J’oserai. Pas aujourd’hui. Mes congés réclament l’écriture. Cloîtrée, je sors à peine. Ambre s’interroge. Elle ne peut pas comprendre.

 

Alors que la nuit grince encore les dents, je me lève et m’élance au chevet de mes lignes. Dorment-elles ? M’ont-elles abandonnée ? Je les soulève dans mes bras, une par une. Les décortique. Transpirent-elles la fadeur, la passion ? Inventent-elles des joies, des pleurs, des indifférences ? Incisent-elles l’inauguration d’horizons insondables ?

Discrètement, capitonnée dans un état d’attention permanente, inspirée par des fioritures confidentielles, je dessine méticuleusement l’architecture d’un édifice complexe à l’encontre des protagonistes. Le fourmillement nocturne les choie, les nourrit, les habille. Au petit matin, ils brisent la coque, et parlent.

 

L’inspiration ne s’affale pas sur moi par surprise. Je ne l’approche pas facilement. Elle s’acclimate, avec délicatesse. Une méditation silencieuse, à l’écart de la gloire et des sensations sur grand écran. Craintive, parfois hostile. Elle offrira son engrais au limon authentique. Exigeante. Elle se mérite. (…)

 

Royaumine® ou l’herbe je-veux est une œuvre intégrale protégée par le droit d’auteur. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l'auteure ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. Royaumine® est une marque protégée.  

 

 

 

Par ROYAUMINE®
Lis tous les petits mots
Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 20:53

 Il était une fois…

ROYAUMINE

ou

l'herbe je-veux 

 

 

 

Chère TOI,  CHER TOI,

 

 

 

Te rappelles-tu de l'extrait numéro 1?

 

Je te racontais de quelle manière Royaumine avait débuté sa quête.

 

 

Or sais-tu d'où vient le dicton

"L'herbe je-veux ne pousse même pas dans le jardin du roi"??

 

 

C'est en Italie que les mères ont coutume de rétorquer à leurs progénitures capricieuses par cette phrase...

que certains ont pris au mot un jour...et tenté de trouver la panacée universelle....

 

 

 

Exceptée cette chanson de Francesco Magni, qui l'a interprétée au festival de San Remo en 1980, un peu par hasard d'ailleurs, je n'ai trouvé qu'une autre référence musicale à l'herbe je-veux (une chanson d'enfants italienne).

 

 

 

Les paroles de la chanson n'ont rien à voir avec l'histoire de Royaumine, mais le clin d'oeil à l'herbe je-veux se devait d'être indiqué!!!

 

 

Le lien youtube (fais copier-coller): je te recommande de mettre à "donf" et de t'imaginer au temps des hippies...

 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=MUbUFcnM5Z4

 

L'auteure 

 

-------------------------------

 

 

Et pour ceux qui comprennent, voici les paroles: 

 

 

PAROLES DE L'ERBA VOGLIO

DE FRANCESCO MAGNI

TOUS DROITS RESERVES PAR L'AUTEUR

 

 

Eravamo quarantamila alla manifestazione 

strepennati a puntino, giusto per l'occasione, 

tutti quanti nel recinto come tanti pecoroni, 

delusi d'illusioni con la rabbia sugli striscioni, 

negli occhi la certezza che ci avevano fregati, 

allora come sempre restavamo strepennati, restavamo strepennati. 

 

Voglio l'erba, voglio l'erba voglio, 

l'erba voglio del giardino del Re. 

 

 

Qualcuno grida: "Io sono mia!" 

Anch'io sono mio ed è mio anche mio zio 

che è andato in Africa a cercarsi mia zia 

travestita da "mandinga", se l'è portata via, 

l'ha chiusa in una gabbia per non farsela scappare, 

ma s'è accorto che più avanti di così, no, non poteva andare, 

no, non poteva andare. 

 

 

Voglio l'erba, voglio l'erba voglio, 

l'erba voglio del giardino del Re. 

Voglio l'erba, voglio l'erba voglio, 

l'erba voglio del giardino del Re. 

 

C'è chi va in India con la California in testa, 

e chi fa il gallo solamente il dì di festa. 

Ah, ah, are, are chrisna, are chrisna, bambulè, shombon, oh, oh! 

Macro-quasi-biotica, superlusso-recuperata. 

Nutritevi come porcelli, poi curatevi con l'insalata, 

se sei un po' sbiellato fatti uno yogurt all'autocoscienza, 

in meno di vent'anni capirai se avrai pazienza, 

fa bene alla salute, sembra che qualcuno vola, 

se proprio non gliela fai puoi sempre urlare a squarciagola, a squarciagola. 

 

Voglio l'erba, voglio l'erba voglio, 

l'erba voglio del giardino del Re. 

 

Col Papa nuovo sarà tutto più bello, 

si potrà fumare la strada nella pipa, 

vedremo volare qualche uccello, "ufo" 

che splenderà come un gran simbolo di pace 

che dirà "bravo" a chi lavora e tace 

e se non sei contento puoi cantare un ritornello 

sempre nuovo e sempre quello. 

 

Voglio l'erba, voglio l'erba voglio, 

l'erba voglio del giardino del Re. 

 

Ma il Re dov'è?! E' andato a Santafè 

a prendere un caffè, ma no, ma dai, 

qui il Re non c'è... non c'è, 

non c'è, non c'è mai stato, 

lo stato, lo stato, lo stato s'è spostato... s'è spostato! 

C'è il multinazionato... nato... nato 

o forse un'illusione in tanta confusione. 

 

Voglio l'erba, voglio l'erba voglio, 

l'erba voglio del giardino del Re. 

Voglio l'erba, voglio l'erba voglio, 

voglio l'erba voglio del giardino del Re. 

 

Vorrei potervi dare un po' di cose belle 

non solo martellate che fan vedere le stelle, 

diffondere nell'aria vibrazioni d'amore, 

ma sono strepennato e faccio il cantautore.

Publié dans : Musique de l'erbe je-veux - Par ROYAUMINE®
Lis tous les petits mots
Dimanche 19 juin 2011 7 19 /06 /Juin /2011 20:17

 

 

ROYAUMINE

ou

l'herbe je-veux 

Extrait

Numéro 14

 

Je dois...

 

Chers toi,

 

Je croyais devoir t’expliquer le prochain extrait,  réalise toutefois que ce n’est pas nécessaire…

Je te laisse ressentir au fond de ton cœur ce que vit notre héroïne de la vie réelle…

 

L’auteure

 

&  &  &  &  &  & 

 

(…)

J’ai cinquante ans.

 

« Je dois » : châtiment qui imbibe d’une odeur âcre les pores de mon antre, cimente mes mouvements, muselle toute tentative de devenir ce que je suis dans ma quintessence. Je « dois » expirer aux flammes pour renaître à la source.

Pendant que le cerveau « doit », qu’il se déchire, se révolte, l’âme savoure les prémisses d’une existence épanouie.

Elle rêve.

 

Je « dois» : survivre, travailler, m’adapter, m’accommoder. Toute tentative contraire assénerait la rupture avec la famille humaine.

 

Déchirure.

 

Je me réveille. Des milliards de pensées disloquent l’esprit. Je saisis la gomme qui traîne sur la table de nuit. Empoigne le mot et l’efface : « je dois » est décapé, écrasé, mort. Mon âme, dans un dernier sursaut de survie, m’interpelle : « tu te dépouilleras de ta vie sans saveur. Tu en revêtiras une nouvelle, fluide, taillée pour ton essence, joyeuse, légère, colorée, comme celle de l’enfant. »

Se réconcilier avec l’existence, apprivoiser la mort.

 

 (…)

 

 

 

 

Royaumine® ou l’herbe je-veux est une œuvre intégrale protégée par le droit d’auteur. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l'auteure ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. Royaumine® est une marque protégée.  

 

 

Par ROYAUMINE®
Lis tous les petits mots
Dimanche 5 juin 2011 7 05 /06 /Juin /2011 21:23


ROYAUMINE

ou

l'herbe je-veux 

Extrait

Numéro 13

 

Les frères aînés

 

 

Mon tout cher lecteur et lectrice,

Me revoilà parmi toi. Te rappelles-tu de Dorado ? Non ? Relis alors l’extrait nr. 3. C’est le benjamin de la famille !

 

Pour compléter la fratrie, voici un extrait qui indique les traits de caractère de mes deux frères aînés :

Léonino, l’intellectuel, et Dynamito, l’émotif.

 

Surtout, mon lecteur préféré, ne quitte pas Royaumine ou l’herbe je-veux, demeure patient au fil du temps, ta lecture slow-read te récompensera…

 

Royaumine princesse de la colline

 

&  &  &  &  &  & 

(…)

 

Léonino étudie les philosophes illustres de l’époque des astres et formule en quinze phrases et une même respiration une thèse que Dynamito traduira en trois mots.

«Si tu n’obéis pas, je te flanque une raclée », dirait Dynamito, tandis que le message roucoulerait comme suit de la bouche de Léonino : « si j’émets la prémisse que toi et moi symbolisons deux entités autonomes et affranchies dans un espace-temps gratifié d’une perspective des événements dissociée, et que nos esprits sont dotés d’une aptitude au discernement, imbriquée et huilée dans nos systèmes de réflexion cognitive et de schémas acquis dans des conditions-cadres redéfinies dans un rapport de cause à effet, en considérant ma perception subjective et tendancielle des valeurs prédominantes, et bien sache que je ne cautionne ni ton acte, ni ne partage ton dogme inconséquent et querelleur. »

 

Quand Léonino ouvre la bouche, les enfants dégagent leur goûter du fond de leurs cartables, choisissent des pierres rondes qui feront office de chaise, s’assoient confortablement en rang serré, boivent une gorgée d’eau et une fois installés, l’intellectuel aura juste eu le temps de verbaliser l’introduction.

 

 

(…)

 

La naissance a bloqué Dynamito entre l’aîné et le benjamin, et cette fonction ne lui sied point. Pour compenser cet état de fait, il prend les rênes et le rôle du chef en toute situation. Grâce à sa force de persuasion, il gouverne son monde d’un claquement de doigts. Sa puissance, c’est de ne pas montrer sa faiblesse, et s’il se sent menacé, il redouble l’emprise pour abattre l’adversaire.


(…)

 

Les cheveux de Léonino reflètent la nuit, bouclent sous la pluie, et son regard fluide transperce les jonquilles. Sa peau dorée rappelle son lien de sang à Dorado. Quand il prend la parole, la bouche se tord vers le nez, le sourcil gauche frétille, et les phrases se succèdent sans point ni virgule, dans une verve et un vocabulaire d’une telle complexité que sa sœur n’en appréhende qu’un vague fragment. Elle acquiesce néanmoins par un mouvement lent du menton en signe silencieux de connivence.

 

(…)

 

 

 

Royaumine® ou l’herbe je-veux est une œuvre intégrale protégée par le droit d’auteur. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l'auteure ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. Royaumine® est une marque protégée.  

 

Par ROYAUMINE®
Lis tous les petits mots
Dimanche 22 mai 2011 7 22 /05 /Mai /2011 19:56


ROYAUMINE

ou

l'herbe je-veux 

Extrait

Numéro 12

 

La petite sœur….

 

 

Cher lecteur, chère lectrice,

Comme il me paraît compliqué de t’offrir chaque semaine un extrait de l’histoire, sans t’en dévoiler trop…

D’ici là que Royaumine et l’autre héroïne se retrouvent dans un vrai livre issu du bois, je continuerai cet exercice de haute voltige : te faire envie sans te lasser…Toi, mon lecteur, es le seul à pouvoir en juger…

 

Ce soir, cher lecteur, chère lectrice, je t’invite à ouvrir ton cœur, en toute simplicité, en toute humilité. Tu découvriras alors le secret de la petite sœur de notre héroïne des temps modernes (dont le prénom te sera dévoilé un jour dans le livre).

Voici comment elle la voyait, de ses yeux de grande sœur…

 

 

L’auteure

 

&  &  &  &  &  & 

 

 

(…)

 

Coquette et délicieuse, ma sœur diffusait une conscience de grande personne. S’exprimait comme une adulte. Convoitait comme une adulte. Conquérait comme une adulte. Transgressait les règles que son âge imposait: vernis à ongles, escarpins, rouge à lèvres, robes moulantes, parfums.

 

Sarah. Dix ans.

 

Elle incarnait à elle seule les revendications du globe. Voulait tout, tout de suite, tout le temps. Une appétence qui aurait déstabilisé le meilleur psychanalyste. Pas ma mère. Elle, un océan d’indulgence et de générosité.

 

Sarah est née sous les auspices de la douceur et de la fragilité. Une sensibilité exacerbée, une émotivité dilatée dans une bouffée immaîtrisable. Féminine comme une âme creusée par les rides de l’expérience.

Malgré son univers clôturé auquel personne n’avait accès, elle se mettait en scène là où elle le pouvait. Une carapace bâtie dans les abysses de son esprit. Se positionnait en attaquante pour ne pas avoir à se défendre. Sa perméabilité à l’environnement contredisait son outrecuidance affichée en public. Elle butinait d’un état d’euphorie à une crise de rage. Par le simple fait d’un mot, d’une circonstance, d’un détail infime qu’elle seule avait capté. Un mystère sans concessions capitonnait son petit être, la projetant sur la scène des extrêmes.

Toute vêtue de danses et de chants, elle s’exhibait sans retenue devant ses camarades d’école. Ses boucles rousses qui virevoltaient comme des torrents en furie sur les épaules écrasaient toute adversité. Yeux verts en amande, immenses et enjolivés de longs cils comme la nuit. Pommettes rehaussées de taches de rousseur.

 

Une diva.

 

Elle remuait les armoires de notre mère en quête d’un vêtement sensuel, d’une couleur solaire, d’un tissu aérien, d’une forme éclatante. Un réflexe de rejet de ce corps enfantin qu’elle se refusait d’habiter.

Chaque inspiration et expiration de Sarah imbibait les stratosphères ésotériques. Ce qu’elle touchait se métamorphosait en magie, en reflet irisé et féérique. Ou en cauchemar. Deux excès entre lesquels seul le vide se trémoussait. Son sang amalgamait les accords de l’enfance fabuleuse à la trajectoire de l’adulte meurtri.

Du haut de ses dix ans, elle maniait son ascendance sur moi comme une négociatrice d’affaires aguerrie. Ma soumission frisait l’aveuglement. Un rôle qui, au fond, seyait à ma personnalité.

 

(…)

 

 

 

 

Royaumine® ou l’herbe je-veux est une œuvre intégrale protégée par le droit d’auteur. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l'auteure ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. Royaumine® est une marque protégée.  

 

Par ROYAUMINE®
Ecris ton petit mot - Lis tous les petits mots
Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 21:06

 

ROYAUMINE

ou

l'herbe je-veux 

Extrait

Numéro 11 

L’insomnie…

Toi aussi, chère lectrice, cher lecteur, tu t'y connais pas vrai?

Notre héroïne de l’autre monde (du monde réel donc), en connaît tout un pan… c’est qu’elle vit tant de choses depuis qu’elle a quitté son mari sur un coup de mots (voir extrait numéro 2).

 

Mon cher lecteur, ma chère lectrice, entre dans le silence de la nuit, et de son langage. Ecoute ce qu’elle a à te raconter…

 

Dans ce silence, je profite pour remercier tous les messages de gentillesse que vous m’envoyez au fil des semaines…

 

L’auteure

 

&  &  &  &  &  &  &

 

(…)

Quelque chose se produit lorsque je me couche. Une chose inexplicable tapie entre le drap et la peau : je sais si la nuit me conduira vers la réparation cellulaire, ou pas.

La petite veilleuse allumée, le duvet tiré jusqu’au menton, les yeux ouverts scrutent à la ronde. La tête scénarise le fil de la journée, geste après geste, échange après échange. En boucle. Jusqu’à ce que les plus infimes détails trouvent leur rôle dans le décor.

Puis j’interprète. J’accentue avec emphase les conversations. Les intentions simples et les regards banals deviennent de grosses boursouflures.

Je regarde les reflets du lampadaire extérieur danser au plafond. Je me tourne sur le côté. J’écoute ma respiration.

La fatigue extrême s’appesantit sur l’hypertrophie des pensées comme une cavalcade paranoïaque. Sur le point de basculer, l’encoche de rupture entre l’éveil et le sommeil frappe un coup violent sur la soupape des angoisses, et il m’est dès lors impossible de m’endormir, aussi éreintée que je sois. La sensation de perdre toute maîtrise lorsque j’entre dans la minuscule fêlure érigée entre l’éveil et le coma artificiel cimente la résistance. Là, je sais que la nuit maintiendra les soubresauts de mon corps.

J’ai chaud. Très chaud. Je me lève, je bois. Je me recouche. « Cette fois, je suis fatiguée, cette fois je m’endors. » Seule avec l’obscurité. La réalité m’apparaît absurde dans le silence de plomb qui cousine avec les tuiles sur le toit. Prostrée dans mon microcosme, je n’arrive plus à voir au-delà du lit.

Dieu est abstrait, fugace, irréel. Ce qui est palpable, c’est ma respiration, ce tableau, cette commode, ce duvet, cette armoire, ces rideaux qui martyrisent les ombres sur le mur.

La matière du jour diffère de celle de la nuit. Une division par mitose. Le corps nocturne paraît plus exacerbé, plus aigu, plus fragile, plus exposé, plus dense. Déposé dans un espace où les pensées finissent par s’épuiser, s’apaiser, sans pour autant se réconcilier avec le sommeil. Les antagonismes s’assoupissent. La substance lévite, n’exige plus rien, ni nourriture, ni eau, ni mouvement. Du repos.

La réalité se déplace dans l’irréel comme le souffleur de verre qui chauffe la boule au bout de sa canne, la souffle pour créer le vide intérieur, l’étire, l’aplatit, la perce et lui offre un territoire vierge. Une œuvre d’art dans une bulle d’évanescence, juste pour qu’on en saisisse son essence, son âme.

L’insomnie m’ordonne de rester suspendue au réel. Le sommeil m’attrape par le bras et me pousse vers ses furtifs limbes psychédéliques.

Au réveil, par un seul geste et un clignement des yeux, j’efface toutes les sensations nocturnes comme le coup de poussière efficace d’un chiffon antistatique. La vie réelle renoue avec l’odeur du café. La nuit et ses fantômes regagnent leur fonction au fond des draps transpirés et chiffonnés. Soulagement.

 (…)

 

 


Royaumine® ou l’herbe je-veux est une œuvre intégrale protégée par le droit d’auteur. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l'auteure ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. Royaumine® est une marque protégée.  

 

 

 

Par ROYAUMINE®
Lis tous les petits mots
Vendredi 29 avril 2011 5 29 /04 /Avr /2011 21:09


ROYAUMINE

ou

l'herbe je-veux 

Extrait

Numéro 10

 

Bonjour toi qui me lis!


La fin de la trilogie approche : je t’ai parlé de Chef Fernand dans son espace sucré, je t’ai raconté mon aventure chez Monsieur Blaque le sommelier, voici un extrait concernant Chef Cavici, le chef d’orchestre des espaces gourmands du château…

 

Pchhttt…. Emplis de silence ta chaume avant de commencer la lecture. Nous sommes dans le monde du slow read, ne l’oublie pas !

Silence en ton antre… et déguste les mots de Chef Cavici….

 

Royaumine princesse sur terre

 

 

&  &  &  &  &  &  &

 

(…)

Royaumine ! Accours ici que je t’explique le plus exaltant métier du monde ! Vois-tu en moi un artiste ? Je suis peintre ! À l’aube, sur la table, un bataillon de produits s’exhibe dans son apparat le plus brut. Couleurs, textures, saveurs, et goûts conquièrent les lieux dans un chaos silencieux. Je m’assois et médite en les observant, en les touchant, en les humant. J’attends l’inspiration aérienne et pétillante qui remue mon ventre et renverse mes tripes. C’est alors que j’attrape les pinceaux, effleure les coloris et improvise des compositions molles, liquides, croquantes, des tonalités contrastées, violentes, ou tendres. Des mixtures se bousculent sous mes doigts et dévoilent quelques heures plus tard la floraison d’une œuvre culinaire troublante et évocatrice de mémoires lointaines. Mon monde puise sa source dans l’éphémère, dit-il presque triste, et ma peinture se défait dans les estomacs. Rien ne demeure excepté le souvenir éclatant d’un ruissèlement complexe et rond sous le palais. Tu avales, et l’ultime pirouette du chef-d’œuvre se perd dans les méandres de l’inéluctable digestion. Conserverais-tu un os, ou une feuille de salade en t’exclamant « Ah, voilà qui me rappelle de beaux souvenirs » ? Bien sûr que non. Chaque jour, je me dépasse, je m’évade au-delà de l’imaginable, de l’impossible, du surréel. À défaut d’un souvenir matériel, je suis contraint de construire des réminiscences immatérielles, intangibles, gravées entre les orteils et les cheveux, à mi-parcours entre le cœur, l’âme et la tête. Je les exprime à travers des structures qui s’opposent ou qui se complètent en bouche. A reine nature, si généreuse et abondante, je rends hommage en jouant avec des matières légères et onctueuses, ou des alliages acidulés et sucrés. Aucune géométrie, aucun bouquet, pas un trait de pinceau ne trouvent grâce auprès du hasard. La destinée du produit est calculée, réfléchie, c’est pour ça que le palais s’en souviendra à perpétuité. Comprends-tu ma fille pourquoi seule la perfection trouve ses lettres de noblesse dans cette activité ? Le droit à l’erreur n’obtient aucune concession, jamais. Rien ne me procure autant de bonheur que la création d’un monde qui se modèle sur les mouvements de mon âme à l’instant où je flatte un fenouil, hume un navet, ou cisèle un cerfeuil. Aucun profane ne peut entendre la dimension éternelle de cet art. Sur mon lit de mort, je veux pouvoir déclarer que j’ai honoré au plus près de ma conscience le Décret Royal sur le Festin, et que ma cuisine fut une consécration à la générosité et à la jubilation. Viens vite, nous remontons à l’étage, il fait trop froid ici pour toi.

(…)

 

 

Royaumine® ou l’herbe je-veux est une œuvre intégrale protégée par le droit d’auteur. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l'auteure ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. Royaumine® est une marque protégée.  

 

 

Par ROYAUMINE®
Lis tous les petits mots

Roman-Rosita Oppizzi

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  • : Littérature
  • : Deux inspirations, deux expirations. Deux héroïnes. Deux mondes. L’histoire traverse tantôt les aventures d’une princesse de contes, tantôt celles d’une femme moderne du 21e siècle. Le lecteur est transporté dans les univers et les aventures de l’une et de l’autre, dans leur quête respective du bonheur. Laissez-vous surprendre par les rythmes, osez bondir dans le fantastique, et replonger dans le réaliste. Osez rêver, partir et revenir. Trouvez votre herbe je-veux.
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  • : 25/02/2011

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